Mon billet du jour

Emotions, impressions, réflexions... tout ce qui me passe par la tête, couché sur le papier. En l'occurrence... sur l'écran.

"Ici la lumière élabore ses plans

dans la tache du silence et la nuit

se met à parler aux portes. Voici le temps du corps,

le bois de l'ombre."

A. Ramos Rosa

                                   Prix de l'Arc de Triomphe

Dimanche 1er octobre : Le premier dimanche d'octobre est un jour de fête pour les sportsmen. C'est le Prix de l'Arc de Triomphe. Pour la deuxième année consécutive, il est délocalisé à Longchamp (voir mon billet du mois dernier). Cela change quelque peu la donne. L'Irlandais Aidan O'Brien, qui a réussi l'exploit insensé de fournir le tiercé gagnant de l'Arc 2016, va essayer de recommencer avec ses cinq pensionnaires. 

Je pense que WINTER est sa meilleure chance, mais je me garde bien d'éliminer ORDER OF ST GEORGE et je surveille du coin de l'oeil l'outsider IDAHO. 

L'Anglaise ENABLE occupera la position de favorite. Ce n'est toutefois pas un coup sûr. ULYSSES peut séduire les amateurs de littérature et plus spécialement les fans de James Joyce... mais sa chance technique est loin d'être négligeable. Maintenant, si vous cherchez la cote, essayez l'Allemand IQUITOS ! C'est mon outsider préféré.

Et les Français dans tout ça ? Bof.... Je ne suis pas sûr que notre cru 2017 soit un grand millésime. Je crains qu'il ne faille se préparer à une déroute, mais je souhaite me tromper, bien sûr ! 

                                        Lendemains de fête

Lundi 2 octobre : Indépendamment du plaisir que nous a procuré l'écrasante victoire de l'Anglaise ENABLE dans un Arc d'assez bonne facture, hier à Chantilly, il y a de quoi s'inquiéter sérieusement sur l'avenir de l'élevage et des courses français.

Comme je le craignais (voir ci-dessus), les nés, élevés et entraînés en France ont été les grands absents de la fête. Ce ne sont plus seulement les chiffres catastrophiques du PMU qui sonnent la débâcle... mais également les résultats des produits de notre terroir. De notre savoir-faire. 

Les dirigeants du galop pourraient se recycler dans n'importe quelle entreprise de pompes funèbres. Ils ont, pour la plupart, le physique requis et ils savent creuser les trous. Et par dessus tout, le gouvernement songe à rétablir le pur-sang parmi les "signes extérieurs de richesse". Aucun gouvernement (droite ou gauche) n'a jamais aidé en quoi que ce soit le sport hippique... mais celui-là s'annonce comme un fossoyeur de première classe. 

Les lendemains de la grande fête de l'Arc vont être très durs... et il n'est pas sûr que tout le monde se réveille;

                             Islamophobie et islamo-gauchisme

Jeudi 5 octobre : Le mot "islamophobie" est souvent employé dans un sens qui nest pas le sien : détestation de l'islam. Le suffixe phobie - pour ceux qui connaissent la langue française - signifie "qui a peur de". On le retrouve dans agoraphobe (peur des grands espaces et de la foule), hydrophobe (peur de l'eau), etc. 

Cependant, il est évident que, vu la fréquence des attentats qui touchent le monde occidental et considérant le fait que 99% desdits attentats ont une origine islamique, la peur de l'islam peut se transformer en haine de l'islam. Qui ne haïrait pas celui qui cherche à le tuer ? Il convient juste de faire le distingo et de ne pas détourner le sens d'un mot (ce que les médias, par vice ou par ignorance, savent très bien faire) pour le retourner contre celui qui le prononce. 

Maintenant, en ce qui concerne l'islamo-gauchisme, qui s'est substitué à la défense du prolétariat dans les partis ou mouvements de gauche, j'ai trouvé amusant de noter que l'islamisme radical rejetait radicalement l'homosexualité, l'avortement, la PMA etc. alors que toute la "gauchitude" bienveillante et bienpensante en a fait un des ses fonds de commerce. Il va falloir que nos "amis" écolos, insoumis et consors accordent leurs violons de manière à faire cesser cette cacophonie.

Les joueurs de hockey sur glace ont porté un protège-testicules pour la première fois en 1874. Le port du casque pour les motards a été rendu obligatoire en 1974.

Moralité : il aura fallu un siècle aux hommes pour s'apercevoir que leur cerveau était aussi important que leurs couilles !

          Journée d'action à la CGT

J'ai toujours adoré le vocabulaire syndical. Journée d'action et débrayage pour dire... qu'on s'arrête de bosser ! En l'occurrence, l'action se centralise autour d'une table... de négociations. Et moi, quand je débraye, c'est pour ralentir. Si je veux m'arrêter, j'appuie sur le frein. Le frein peut éviter aussi d'aller dans le mur ! 

            La vérité sur les Rohingyas 
 
Depuis quelques jours il n’est question que de ces "malheureux ROHINGYAS" qui par dizaines de milliers se voient contraints de quitter « leur pays », la Birmanie, chassés par l’armée Myanmar Birmane. C’est tout juste si on ne nous demande pas d'accueillir chez nous, en Europe, ces « pauvres musulmans » persécutés.

Mais au fait, qui sont-ils très exactement ces Rohingyas ?

Ce sont justement des « migrants » qui ont envahi la Birmanie au cours du XIXe siècle parce qu’ils étaient chassés du Bengale par les Anglais, qui les considéraient comme une minorité religieuse « très dangereuse, prédatrice et parasite » ; en quelques mots : des « criminal tribes » (tribus criminelles).

Depuis leur arrivée en Birmanie, il y a deux siècles, les Rohingyas vivent en communauté, refusent de s’intégrer, rejettent les traditions, la culture et le mode de vie birman, tout en revendiquant tous les avantages que leur accorde la citoyenneté birmane.

Depuis le début de ce XXIe siècle et le développement mondial de l’islamisme, depuis le début de la guerre déclarée par l’État islamique au reste du monde, les Rohingyas du sud de la Birmanie se révoltent : ils saccagent les élevages de porcs et les restaurants qui en servent, ils veulent imposer la charia et leurs mœurs dans cette Birmanie dont la majorité de la population est bouddhiste.

Ce dernier mois de ramadan, la violence, provoquée par le terrorisme islamiste, s’est accentuée : notamment une vingtaine de postes de police détruits par des djihadistes rohingyas dans la région de Rakhine, d'où la décision qui a été prise par les autorités birmanes d’y mettre un terme et d’expulser cette minorité rohingyas vers leur pays d’origine, le Bangladesh.


D'après Manuel Gomez
 
Manuel GOMEZ est né à Alger (Bab-el-Oued) le 17 novembre 1941. Il a été engagé comme journaliste pigiste par Albert Camus dans le quotidien Alger-Républicain. Il a poursuivi sa carrière en France, après 1962, comme chef de rubrique dans le quotidien L’Aurore, également comme rédacteur à Paris-Turf et correspondant du quotidien Le Méridional.

                                      Une petite pour le week-end

Vendredi 13 : Un type arrive au paradis et Saint-Pierre lui dit : "Regarde, il y a des bébés canards un peu partout. Fais très attention de ne pas en écraser un ! C'est la seule chose qu'on te demande ici." Par mégarde, l'homme écrase un caneton et il se retrouve dans les bras de la femme la plus laide qu'il puisse imaginer. Un autre mec entre au paradis. Mêmes consignes. Au bout de quelques jours, par inattention, il écrase un caneton et se retrouve dans les bras d'une femme encore plus laide que la première. Un troisième homme arrive. Même discours de bienvenue de St-Pierre : "La seule chose qu'on te demande, c'est de faire attention aux petits canards." Et ce troisième homme, redoublant de précautions arrive à éviter les canards. Au bout de trois mois, il n'en a écrasé aucun. Six mois plus tard, il se retrouve dans les bras d'une fille encore plus jolie que toutes celles dont il a pu rêver durant sa vie sur Terre. Il s'écrie : "Mon Dieu, qu'ai-je donc fait pour mériter ça ?" Et la fille de répondre : "Vous, je ne sais pas... mais moi, j'ai écrasé un canard."

                                    Né sous le signe du taureau...

                                     Vive la Macron-économie !

Jeudi 19 octobre : Macron a une qualité (peut-être plusieurs, mais je ne les vois pas) : il fait ce qu'il dit. Si vous avez voté pour lui en croyant qu'il bluffait... tant pis ! Cinq ans de souffrance... enfin, pas pour tout le monde.

Notre président jupitérien dit vouloir relancer l'économie. Ils disent tous cela mais, lui, le petit Manu, il a trouvé une formule originale : obliger les rentiers à investir dans les PME françaises. Pour ce faire, il coupe l'ex-ISF en deux : tu veux un placement "pépère", t'es taxé. Tu fais du funambulisme financier, t'es pas taxé. 

L'idée n'est pas mauvaise en soi, sauf que... les petits retraités, qui n'ont que la pierre pour survivre, vont continuer à payer la dime des richards et, a contrario, les "business angels" qui, eux, sont de gros richards, échappent aux shériffs du fisc.

Vous avez dit justice ?

Et comme si ça ne suffisait pas, Jupiter en remet une couche : et un p'tit coup de CSG sur la tronche, vlan ! 

Enfin, ce n'est pas trop grave. Si les vieux ne sont pas contents, ils peuvent toujours se tirer au Portugal avec leur morue !

 

           Le "W" qui change tout....

Mercredi 25 octobre : Einstein a inventé la bombe atomique... Weinstein l'a sautée. Ou l'a faite sauter... sur ses genoux, évidemment !

Comme quoi, à une lettre près, tout peut changer. Enfin, pas vraiment car les deux hommes ont quand même en commun le talent de savoir faire parler d'eux. 

                    Trente-cinq... merde alors !

Ce mercredi marque mon 35ème anniversaire de mariage avec une blonde qui a eu le courage de lier sa vie à la mienne, le 25 octobre 1982. 

Jusqu'alors, elle a tenu bon. 

Nous entrons dans les statistiques basses et nous rapprochons du livre des records, si... elle continue de tenir bon !

Toute plansanterie mise à part, la bière dont l'étiquette me fait un clin d'oeil, ci-dessous, est excellente... et plus encore ! Elle est produite dans le Calvados, un département auquel, vous le savez, Langsamer et moi sommes très attachés. D'ailleurs, j'ai invité Langsamer, ce soir, à célébrer cet anniversaire avec nous. 

Actualités récentes

Attention, chef d'oeuvre !

Mercredi 4 octobre : Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Je viens de finir "La cour des grands" de Michel Déon. Un éblouissement littéraire. Je pèse mes mots. J'avais déjà lu Déon, il y a quelques temps, et j'avais ressenti ce même éblouissement. Comment ai-je pu rester tant d'années en ignorant un tel chef d'oeuvre ? 

Que dire d'autre ? Style, vocabulaire, personnages, intrigue... lisez-le, nom de Dieu ! 

Michel Déon n'a pas volé son fauteuil d'immortel. Même s'il ne peut plus écrire, il vit toujours. La cour des grands... c'est presque un titre autobiographique !

"La cour des grands" de Michel Déon. Gallimard. 342 pages.  

SNCF

A archiver dans les annales...

Et surtout, n'oubliez pas d'emprunter le... sous tes reins.

Jean Rochefort, un grand ami du cheval

Mardi 10 octobre : Jean Rochefort adorait les chevaux, ce n'est un secret pour personne. Propriétaire et cavalier, il a cultivé cette passion jusqu'à son dernier souffle. Le cheval a perdu un de ses plus sincères amis, ainsi qu'un grand soutien médiatique. Car le comédien était de toutes les fêtes équestres et, grâce à lui, le cheval apparaissait dans des médias où il n'avait guère droit de cité. 

Hélas, Rochefort n'a jamais aimé la version hippique du cheval. Je ne l'ai vu qu'une seule fois sur un hippodrome : lors de la journée "Perce-neige" à Moulins-la-marche (Orne), organisée par le fils de Jean Gabin, Mathias Moncorgé. 

Quoi qu'il en soit, c'est toute la famille du cheval qui est en deuil, comme celle du septième art, évidemment. 

        Pourquoi ?

Vendredi 13 : Concernant les Rohingyas (voir ci-contre), les médias français parlent de "persécution". Pourquoi cette éternelle complaisance envers les criminels quand ils se réclament de l'islam ? C'est une question à laquelle j'aimerais qu'on me fournisse une réponse car je n'ai jamais rien compris à l'autoflagellation. 

Combien de meurtres et d'attentats faudra-t-il que nous subissions encore pour que nos autorités prennent les mesures qui s'imposent, comme l'ont fait les Birmans ? 

    Cathédrale russe

Lundi 16 octobre : J'ai visité la cathédrale russe de Paris, au coin du quai Branly et de l'avenue Rapp, et je me demande pourquoi je ne m'y suis pas rendu avant. Très belle architecture contemporaine qui a su préserver le sacré du culte orthodoxe. En fait, cette cathédrale n'est qu'une petite partie d'un centre culturel russe où conférences et concerts vous font pénétrer la richesse de cet immense patrimoine. 

   Heureuse surprise

Jeudi 19 octobre : Je ne suis pas un fan de poésie. Sorti de Baudelaire, de Ramos-Rosa et de quelques autres, j'en lis au compte-gouttes. 

Dernièrement, au salon du livre d'Aumale, j'étais assis à côté d'un auteur qui arrivait difficilement à vendre son ouvrage. Il parlait très peu et je n'avais guère envie de faire le premier pas. Il s'agissait d'un introverti... tout le contraire de mon voisin de droite qui, lui, vendait son livre "à la criée". Je me penchai discrètement sur son épaule et constatai que le petit opuscule qu'il présentait au public, était un recueil de poésies. Un recueil au titre peu engageant : "Brumes industrielles". 

Stimulé par mon épouse qui adore la poésie, je décidai, en fin de salon, de lui acheter un livre. Plus par curiosité que par réel intérêt. D'ailleurs, je lui demandai de le dédicacer à ma femme. 

Et là, sur le chemin du retour, je fus subjugué ! Je dis bien... subjugué par le talent de cet homme, la profondeur de son âme. Comment peut-on exprimer tant de choses avec si peu de mots ? Son nom : Yann Dupont. Dupont... un nom ordinaire. Pour un travail extraordinaire.

Que vous aimiez la poésie ou non (ça va bien au-delà), ayez, comme moi, la curiosité de découvrir l'oeuvre de Yann Dupont ! Vous ne le regretterez pas.  

"Brumes industrielles", de Yann Dupont, chez Hugues Facorat Edition. 

Ne vous sentez pas coupable de lire Ian Mc Ewan !

Ian Mc Ewan est un auteur britannique à cheval sur plusieurs genres : littérature générale, roman historique, sentimental, d'espionnage et polar. Lien entre tous ces genres : une très belle écriture, sans fioritures. 

Avec Mc Ewan, on est plus dans le climat que dans l'action. C'est particulièrement vrai pour "The Innocent" dont l'intrigue se déroule dans le Berlin en ruines de l'après-guerre. Une atmosphère lourde, étouffante, dans laquelle il n'a pas son pareil pour plonger le lecteur. 

Comme toujours chez Mc Ewan, le démarrage est poussif. Il faut tourner beaucoup de pages avant qu'il ne se passe quelque chose... mais ça vaut la peine d'attendre. Ainsi, quand il entre dans le roman, le lecteur est imprégné de son atmosphère. Ensuite, tout va crescendo jusqu'à la dernière page. Et quand même, sans en avoir l'air, Mc Ewan nous ménage un petit suspense qui tend l'action jusqu'au bout... avec cette question à laquelle le lecteur sera tenu de trouver une réponse : L'innocent est-il si innocent que cela ? 

"The Innocent" est le troisième Mc Ewan que je lis et le deuxième en Anglais. Tous sont de la même veine. On tombe facilement sous addiction.

"The Innocent" de Ian Mc Ewan.