Mes coups de gueule

Quelle mouche (ou quel cactus) m'a piqué aujourd'hui ? 

Comme dans la chanson de Dutronc où il est question de cactus, les émotions peuvent piquer

                                   C'est pas... la Merah boire !

Vendredi 3 novembre : La condamnation du frère Merah à 20 ans fait le buzz. C'est vrai qu'il aurait mérité "perpète" mais le problème n'est pas là. 

Le vrai débat tourne autour de cette question : doit-on laisser en vie ces bêtes sauvages qui constituent un réel danger pour l'être humain... en partant du principe que ce ne sont pas des être humains ? 

Les uns répondent, indignés : la peine de mort n'existe plus en France !

Les autres rétorquent : il ne s'agit pas de rétablir la peine de mort (avec procès d'assise, attente dans les couloirs de la mort de l'improbable grâce présidentielle, etc.), il s'agit d'abattre un animal dangereux, comme on abattrait un un serpent venimeux qu'on trouverait dans sa salle de bain. 

Après tout, ce n'est pas... la Merah boire ! 

Saupoudrer d'humour les sujets graves, j'aime bien. Il faudra vous y faire ! 

Bon, je vous laisse choisir votre camp. Je vais vous dire ce qui me scandalise dans cette affaire. C'est qu'un type comme l'avocat Dupont-Moretti fasse son beurre sur la misère des familles de victimes. On ne voit que ce gros barbu devant les caméras et la cagnotte du mec se remplit. Ensuite, en attendant le procès en appel, on le verra ouvrir sa grande gueule sur tous les plateaux télé et l'oseille continuera de se déverser dans son escarcelle. Vous me direz : chaque condamné a le droit d'être défendu par un avocat. Certes, mais c'est bizarre... pourquoi ne voit-on jamais Moretti du côté des victimes ? 

Parce que les victimes n'intéressent personne en France. Alors que celui qui relève l'impossible défi de défendre l'indéfendable... il bave à qui mieux mieux devant les micros. Et les médias, insatiables, en redemandent. C'est du flot continu. 

De la bave ou du vomis, c'est égal. 

        Silence médiatique sur les emplois fictifs de madame Hidalgo

Mardi 7 novembre : Madame Hidalgo a été rémunérée pendant des années en qualité d'inspectrice du travail à temps plein, première adjointe de la mairie de Paris, chargée de l'urbanisme, et conseillère régionale. En plus, elle était secrétaire nationale du PS, chargée de la culture. 

Comment a-t-elle pu cumuler tous ces emplois et les mener à bien ? Les salaires se sont ajoutés les uns aux autres... mais les heures de travail ? En supposant qu'elle ne dorme jamais, vingt-quatre heures par jour lui auraient-elles suffi pour remplir toutes ces tâches. 

Son job à l'inspection du travail a coûté au contribuable 600.000 € sur dix ans et lui a permis de prendre sa retraite à 52 ans. C'est drôle, pendant dix ans, personne à l'inspection du travail ne se souvient de son passage. Sans doute y exerçait-elle un emploi d'agent secret.... 

Au-delà de l'humour, il est scandaleux de constater que - à travers une tempête médiatique - "on" a eu la peau d'un candidat à la présidence de la république pour un motif similaire. Madame Hidalgo, elle, continue de faire peser sur la ville de Paris sa dictature de maire fasciste, en toute quiétude et impunité. 

Et aucun média de la Nomenklatura ne s'en émeut.  

                             Et si l'on commémorait le futur....

Lundi 13 novembre : C'est bien de commémorer le massacre d'il y a deux ans, de dire aux familles qu'on a pas oublié... c'est bien. 

Mais si l'on parlait plutôt de l'avenir ? Dans sa cellule particulière (télé, salle de bain, salle de fitness peut-être) de Fleury-Mérogis, le cerveau (est-ce le mot juste ?) de cette tuerie doit se tordre de rire. Les Français pleurent leurs morts et ils vont encore dépenser un peu d'argent pour lui faire un joli procès. Et puis, quand il aura pris "perpète", les Français lui redonneront une cellule cinq étoiles pour qu'il puisse finir ses jours en se la coulant douce. 

Sûr que ce gentil bipède aurait préféré mourir en martyre pour gagner le paradis et ses vierges, mais à tout prendre... on n'est pas si mal que ça en France ! 

                                         Paris, ville (de) lumière

Vendredi 16 novembre : Promenade en fin d'après-midi sur les berges du fleuve Seine. Quelle lumière ! Quel magnifique tableau ! Quelle sensation de paix ! Qu'ils sont loins les embouteillages, qu'elles sont loin les exhalaisons pestilentielles des moteurs diesel ! 

Comme quoi, voyez-vous, je puis être remonté contre madame notre maire pour diverses raisons, je la remecie au fond de moi - mais alors très au fond - pour ce moment de plénitude. 

Mais bon, je suis comme tous les Parisiens : un dangereux schizophrène. Dès que le piéton sera redevenu un automobiliste, je vouerai madame Hidalgo et tous ses sbires aux gémonies ! 

Actualités récentes

  Si c'est vrai, c'est à      tomber sur le cul !

Dimanche 5 novembre : Lisez bien la notice collée sur la porte vitrée de ce magasin de Houston (Texas). Le magasin est fermé le 11 septembre pour commémorer le "martyre" de l'imam Machinchouette qui a été balancer son avion dans les Twin Towers. 

Si cette affiche n'est pas un "fake" (j'ai du mal à croire que ça n'en soit pas un)... y'a pas un cow-boy susceptible d'aller demander des "explications" au gentil propriétaire de ce beau magasin ? 

Pas besoin d'être riche pour acheter du bonheur !

Jeudi 15 novembre : 9,50 €... tel est le prix que j'ai déboursé pour acheter ces quatre livres d'occasion ! Pour 9,50 €, je vais m'offrir un moment de pur bonheur qui va s'étaler sur plusieurs semaines. 

A côté de cela, des familles vont se saigner à blanc pour offrir à leurs charmantes têtes blondes (qui sont de plus en plus brunes) des jeux vidéo dont le prix peut atteindre plusieurs centaines d'euros. 

Cherchez l'erreur ! 

Au moins, quand vous allez au restaurant, la "mal'bouffe" est à vil prix et la "bonne bouffe", beaucoup plus chère. En matière culturelle, c'est le contraire : plus c'est débile, plus ça coûte !