JOHN KATZENBACH

Ecrivain américain, né le 26 mai 1950 à Princeton (New-Jersey).

Fils de l'homme politique, Nicholas Katzenbach, John a débuté dans la vie active comme chroniqueur judiciaire au journal The Miami hérald. 

Sa carrière littéraire l'a très vite porté au pinacle. Rien qu'en lisant "Faux coupable" (voir chronique, ci-contre), on comprend pourquoi. C'est avec "Juste cause" que John Katzenbach se fait connaître du grand public. D'ailleurs, le film est porté à l'écran, avec Sean Connery dans le rôle principal. C'est tout dire ! Ensuite, il remporte le Grand Prix de la Littérature policière, en 2004, avec "L'analyse", son roman le plus connu à ce jour. 

          Bouleversant !

Ce livre m'a totalement bouleversé. 

Tous les ingrédients du polar classique sont là : obsession, manipulation, crime. Avec, cependant, un gros plus. L'inversion des valeurs. Certes, il n'est pas nouveau de constater que le "méchant" a des excuses et que les "gentils", poussés dans leurs derniers retranchements, ne sont pas si gentils que ça... mais le dosage est, ici, d'une grande subtilité, avec un regard très acéré sur la "bonne" société yankee (Nouvelle Angleterre, nid républicain, fief de la gauche américaine).

"Faux coupable" ("The wrong man") se décline sur le thème de l'amour obsessionnel, non partagé, du harcèlement phsychotique qui s'ensuit, puis des dégâts que ce mélange explosif peut occasionner chez des personnes "moralement irréprochables"... de bons citoyens sans histoire qui suivent la loi et les règles de la vie en société.   

Ce très long roman (presque 500 pages), où l'intrigue, qui monte en puissance sans induire le moindre ennui, nous démontre comment un grain de sable peut entraîner une famille normale (intellectuellement et socialement supérieure à la moyenne) hors de tout contrôle. Il nous montre aussi que l'Amour, comme certaines drogues, peut être un redoutable poison à forte dose. 

Contrairement à mon habitude, j'ai lu ce roman dans sa version française et je ne suis pas sûr que la traduction soit à la hauteur de sa qualité.

"Faux coupable" (Presses de la cité 2008), de John Katzenbach.

                           Ma note : 19/20.