Langsamer

"Laurence fit son entrée avec un gros patapouf, sorti tout droit d’une bande dessinée. C’était ça le super détective ? En le voyant s’approcher, je changeai d’avis. Ce gros lard avait le regard d’un mec à qui il ne faut pas la faire. Le regard… quand on arrivait à le croiser. Car il se cachait derrière un pif énorme, une grosse courge. Le type s’assit en face de moi et là, je compris à qui j’avais à faire. Tu sais, un peu comme les ours polaires. Tu crois qu’ils sont en peluche, t’as envie de les caresser et ils te bouffent la main."

Vingt Briques pour un pantin

Georges Langsamer, privé bénévole, héros récurrent de mes intrigues. 

Mille remerciements à Alain Vultaggio, dessinateur de talent, pour sa version de Langsamer. 

Georges Langsamer est un personnage fictif, né de mon imagination. Sa "naissance littéraire" remonte à 2012 mais, dans mes romans, je lui donne à peu près mon âge.

Pour prendre un chiffre rond, je le ferai donc naître (dans la vie réelle de mes fictions) à Colmar en 1950 et le 11 février, sous le signe du verseau. Je rassure tout de suite mes lecteurs qui pourraient voir en moi un schizophrène (tous les auteurs le sont un peu)... je n'irai pas jusqu'à ranger le personnage principal de mes romans dans ma tranche zodiacale. Pourquoi verseau ? Parce que les verseaux sont intelligents, intuitifs et raffinés. En outre, ils savent s'évader du réel et ont le sens de l'abstraction tout en réintégrant les bornes de la vie concrète lorsque la situation le commande. Enfin, ils sont observateurs, psychologues et poussent très loin le sens de la déduction. 

Toutes les qualités requises pour un enquêteur hors pair.  

Langsamer - de son prénom, Georges - est l'ancien commissaire de Deauville. Aujourd'hui retraité, il partage son temps entre le golf et les courses hippiques, quand il y en a (ça ne manque pas sur la Côte normande). De temps à autres, il "rend service" à ses anciens collègues. Il se mue alors en privé bénévole et c'est ainsi qu'il fait son entrée dans mes intrigues. D'un naturel ronchon, il adore se faire prier (pour ne pas dire supplier). Cependant, il finit toujours par accepter - à titre officieux - les enquêtes qu'on lui confie et... à les résoudre.   

Langsamer est un vieux célibataire qui se suffit à lui-même dans la vie quotidienne. Ce qui ne l'empêche pas d'être généreux et particulièrement humain dans le traitement de ses investigations. Son apparence physique lui donne un air bonhomme auquel il ne faut pas se fier. Dès qu'on rencontre son regard bleu-acier, on sait à qui l'on a affaire.

Autre signe distinctif : son nez. Bourbon, en forme de courge, il symbolise le flair de l'enquêteur.  

Le New Golf de Deauville et l'hôtel éponyme, en toile de fond. Langsamer y passe le plus clair de son temps quand il n'est pas envoyé, par mes soins, sur une enquête. 

"- Georges, combien de fois faudra-t-il te dire de ne pas laisser ton portable allumé durant une partie ?

Georges Langsamer se retourna, interloqué. Etait-ce à lui qu'on parlait ? Mais oui, bien sûr. Il avait oublié qu'il venait de changer la sonnerie de son smartphone, virant un adagio sirupeux pour l'ouverture de Tannhäuser, afin d'y être plus réactif.

C'était réussi !

Langsamer s'excusa auprès de son partenaire et coupa le portable, non sans avoir noté le nom qui s'inscrivait sur l'écran : "Laurence Friedman". Devant la mine courroucée du joueur qui venait de rater son coup, il l'autorisa à remettre une balle. Gratuitement, sans pénalité. Au golf, la moindre distraction s'avérait délétère.

Faisant "valoir ses droits à la retraite", selon la formule bien connue des pots de départ, Georges Langsamer avait quitté le commissariat de Deauville, dont il était le "patron", mais pas Deauville. Il passait toutes ses journées au New Golf, sur les hauteurs du Mont Canisy, vivant à plein temps son mythe de Sisyphe à travers le domptage de cette petite balle blanche qui, selon la définition que George-Bernard Shaw a donné de ce sport masochiste, "gâchait une si jolie promenade"."

 

Derrière moi, le commissariat de Deauville. Là où Langsamer a exercé durant de nombreuses années, quand il dirigeait la police de cette station balnéaire où il réside aujourd'hui en qualité de retraité. Retraite active, dans la mesure où ses anciens confrères font sans arrêt appel à lui pour élucider des enquêtes sur lesquelles ils se cassent les dents. 

                              Les amis de Langsamer

Au fil de mes romans, Langsamer s'est créé un réseau professionnel devenu amical. L'homme est fidèle et convivial. Il aime travailler en confiance et comme il enquête à titre bénévole, il ne transige jamais. Je vous présente les amis de Langsamer par ordre chronologique d'apparition dans les romans. 

Stéphane Mauduit : Ancien adjoint de Langsamer à Deauville, il est aujourd'hui un des commissaires de la "Crime" à Paris. Toujours tiré à quatre épingles, ce jeune "quadra" est apparu pour la première fois dans Bémol majeur. On le retrouve dans Episto où il place ses collaborateurs à la disposition de Langsamer dans une enquête particulièrement difficile. 

Nestor et Laurence Tredennis (née Friedman) : Ils se sont connus dans Double JE, dont ils étaient les personnages principaux, et se sont mariés dans Vingt briques pour un pantin où ils jouent un rôle plus secondaire. Nestor est prof d'Anglais et Laurence, avocate. Cette dernière jouit d'un physique très... avantageux qui ne sera pas sans influer sur l'intrigue de Double JE.

Jean-Pierre Rigaud : Commandant à la DGSI, il intervient pour la première fois dans Double JE puis on le retrouve dans Déraison d'état et dans Les neuf jours du cafard. Rigaud est un colosse, une force de la nature, le contraire physique de Langsamer qui le dépasse, cependant, dans la finesse du raisonnement. 

Alexander-Hippolithe Rigaud : Neveu du susnommé, il est journaliste d'investigation au Busard, un quotidien qui ressemble étrangement au Canard enchaîné. Grand brun ténébreux, joli barbu dont les cheveux long sont attachés en catogan, Alex apparaît pour la première fois dans Déraison d'état. On le retrouve ensuite de manière assez discrète dans Les neuf jours du cafard puis dans un rôle déterminant au sein de l'intrigue d'Episto. 

Zacharie Hollinger : Journaliste, lui aussi, mais dans une petite feuille niçoise, c'est le héros malgré lui de Vingt briques pour un pantin. Beau gosse, devenu millionnaire par un incroyable concours de circonstances (et grâce à la sagacité de Langsamer), il vit de ses rentes dans Déraison d'état où la chance continue de lui faire les yeux doux puisque son cheval gagne le Prix de l'Arc de Triomphe. 

                                 Buvez un Langsamer ! 

Depuis le 27 septembre 2019, date de sa création à "Calvados expérience" (Pont-L'évêque), Langsamer a un cocktail qui porte son nom, comme Rob Roy, célèbre héros de Walter Scott qui a donné son nom à un cocktail. La recette figure sur les marque-pages (voir ci-dessus) qui accompagneront désormais tous mes romans dans les séances de dédicaces aux salons du livre ou ailleurs.  

                                   Langsamer en nouvelles

Langsamer est "né" chez l'éditeur numérique 12/21 (du groupe Univers Poche) avant d'apparaître dans mes romans. Je lui ai consacré dix nouvelles, dans la série "Août meurtrier" plus quelques autres. En tout, j'ai fait paraître vingt nouvelles chez 12/21... mais toutes ne sont pas consacrées à Langsamer. 

Toutes mes nouvelles en un clic. 

Romans

Vingt briques pour un pantin

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