JONATHAN KELLERMAN

Ecrivain américain, né le 9 août 1949 à New-York.

Jonathan Kellerman a, paraît-il, ressenti l'envie d'écrire dès l'âge de 9 ans. 

Jeune homme, il va toutefois se diriger vers des études de psychologie à l'université de Californie. Ce qui l'amènera publier son premier livre (qui n'est pas un roman) en 1980 : "Aspects psychologiques du cancer chez l'enfant."

Deux ans plus tard, il sort son premier roman, "Rameau brisé", qui lui vaut d'emblée une renommée internationale. Il est d'ailleurs couronné par le très prestigieux Prix Edgar Poe. Depuis, ce "rameau", Kellerman a écrit une trentaine d'ouvrages. Tous, ou presque, mettent en scène son héros récurrent, un psychologue pour enfant, nommé Alex Delaware. Il y a certainement un peu (beaucoup) de Kellerman dans ce Delaware....

Depuis 1986, Jonathan Kellerman se consacre exclusivement à l'écriture de ses romans. 

                              Voyage au Nouveau Mexique.

Voici un petit roman facile à lire, sans aucun temps mort, dont la principale qualité est de vous faire voyager. En effet, Faye et Jonathan Kellerman nous font visiter un état américain où les auteurs de polars en tout genre ont bien rarement l'inspiration d'emmener leurs lecteurs : le Nouveau Mexique. On y apprend que Santa Fe est une charmante petite ville au passé colonial préservé (et respecté), dotée d'une intense vie culturelle et artistique. C'est, paraît-il, la plus grande concentration de galeries d'art au mètre carré du pays, bien au-delà de New-York qui, certes, n'a pas la même taille. On y rencontre beaucoup d'Amérindiens qui semblent avoir leur place dans la société locale. 

En temps normal, la police de Santa Fe est plutôt confrontée à une criminalité en gants blancs. Ce n'est pas le cas en l'occurrence. Comme le titre l'indique, elle est confrontée à deux homicide, le dernier étant découvert dans les toutes dernières pages. Des pages... il n'y en a que 180 ; il ne faut donc pas s'attendre à une intrigue très riche. Cependant, elle est compensée par la richesse des personnages et la beauté des lieux. 

Cet ouvrage (en version originale) est composé de deux romans faisant tous deux état d'un double homicide. Le second se déroule à Boston, avec des personnages différents. Je vous en rendra compte prochainement. 

"Double homicide - Santa Fe", de Faye et John Kellerman.                                                       Ma note : 16/20.

Une fin décevante... quel dommage ! 

À Los Angeles, des Bentley et des Mercedes noires se volatisent mystérieusement. Une jeune femme tombe en panne sur une route déserte et disparaît dans la nuit. Une enseignante à la retraite est poignardée en plein jour sur le pas de sa porte. Mobile apparent : aucun. Indice, une petite tache de sang sur un fauteuil en cuir crème. C'est peu. Pour Alex Delaware et Milo Sturgis, le tandem d'enquêteurs le plus détonnant de la côte Ouest, l'enquête ressemble à un puzzle mal dessiné. Orné d'un leitmotiv : une silhouette au sexe indéfini, mutante et insaisissable. Des quartiers huppés aux basfonds des banlieues, ils sillonnent Los Angeles dans l'ombre d'un meurtrier qui laisse derrière lui la mort et des témoins hébétés. À l'aube, les voitures sont restituées à leurs propriétaires, sans aucune éraflure mais constellées de gouttes de sang. La seule marque du tueur. L'enquête révèle que, quelques heures avant leur disparition, les victimes ont croisé une silhouette affublée d'une perruque et d'une étrange jupe... Habillé pour tuer ?... 

Ce livre vous tiens en haleine pendant 350 pages que j’ai lues en une petite après-midi : Très original ! Le nœud de l’histoire est totalement inédit : cela débute par le meurtre d’une jeune femme, puis celui d’une institutrice à la retraite. Les deux affaires se croisent puis… Pas de temps mort, une silhouette au sexe indéfini, insaisissable de grande stature : le meurtrier ? Et comme beaucoup de livres écrits par des américains cela se passe à Los Angeles sauf que... le dénouement ne me contente pas. D'où la petite note.

                     Alice Midal.

"Habillé pour tuer" (Points), de Jonathan Kellerman.

Ma note : 14/20.

Rêve ou cauchemar         (américain) ?

Jeunes acteurs et amants, Dylan Meserve et Michaela Brand disparaissent un soir après une répétition. Trois jours plus tard, ils sont retrouvés dans les montagnes de Malibu. Battus et terrifiés, ils ont subi un véritable calvaire aux mains d'un kidnappeur des plus sadiques. Mais bientôt des doutes apparaissent quant à la réalité de ces sévices. Jusqu'au moment où l'on comprend qu'il s'agissait d'un coup monté pour attirer l'attention des médias. Aussitôt accusés de tromperie, les deux acteurs passent en jugement et doivent subir une évaluation psychologique. Entre en scène Alex Delaware qui trouve de gros problèmes à la demoiselle. Mais cela n'est rien à côté de ce qui attend le psychologue : quelques jours plus tard, en effet, Michaela est brutalement assassinée. L'enquête prend alors une direction bien différente. Surtout lorsqu'on s'aperçoit que Dylan, lui, a vraiment disparuessant un univers bien décrit : Hollywood, les paillettes, le soleil, l'argent, le luxe : C’est le Los Angeles qui incarne le rêve américain … Alex et Milo enquêtent autour d'une école de théâtre après le meurtre d'une apprentie actrice et la disparition d'autres personnes ayant un profil similaire. L'enquête bascule ensuite vers une histoire de famille sordide et fait resurgir des faits divers classés ; Les personnages sont bien campés.

                         Alice Midal

"Comédie en tout genre", de Jonathan Kellerman.

Ma note : 14/20.