JAN-COSTIN WAGNER

Romancier allemand, né le 13 octobre 1972 à Langen (Allemagne).

Jan-Costin Wagner est titulaire d'une licence d'Allemand et d'Histoire qu'il a obtenue à l'université de Francfort. Il y a publié une thèse sur Adalbert Stifter, un écrivain, peintre et pédagogue autrichien du 19ème siècle.

A ce jour, Jan-Costin Wagner a écrit six romans noirs. Ils se déroulent tous en Finlande, patrie de son épouse. "Le silence", son roman le plus connu, a été adapté au cinéma en 2010, sous le titre :"Il était une fois un meurtre". Une intrigue basée sur la psychologie.

                                   Profondément amoral.

Lorsque Timo Korvenso apprend qu'on a trouvé une bicyclette rouge à l'endroit exact où, trente ans plus tôt, une adolescente retrouvée morte dans un lac voisin avait laissé la sienne, le silence sous lequel il avait cru enterrer son passé devient tout à coup assourdissant. Poussé comme par une force irrépressible, il laisse derrière lui le bonheur familial qu'il avait patiemment construit et part sur les traces d'un crime pour lequel personne n'a jamais payé. Dans la lumière blanche de l'été nordique, derrière la gaieté trompeuse des lacs finlandais, le commissaire Kimmo Joentaa va devoir mener une enquête sans cesse parasitée par les fantômes du passé... Maître des incertitudes morales, Jan Costin Wagner nous emmène dans un voyage fascinant au cœur des pulsions interdites.

Ce n'est pas un polar a suspense qui est dévoilé a la fin du livre car dans le premier chapitre il nous est raconté ce qui s'est réellement passé, on connait le ou les coupables. Le suspense c’est par quel  moyen on va le ou les retrouver et les confondre (prouver leur culpabilité) après de nombreuses années (30 ans). C'est un roman d'ambiance, bien construit, froid, sec, qui repose, comme le titre l'indique, sur beaucoup de silences et de non-dits. Les policiers sont tels que dans la plupart des polars nordiques que j’ai lus depuis quelques années, et c'est vrai que je me lasse un peu de leurs malheurs domestiques. L'intérêt et l’originalité de ce nième opus sont sans aucun doute le côté profondément amoral de cette histoire. Non, la fin ne se termine pas comme dans les romans d’Agatha Christie ou les coupables sont toujours découverts, mais bien sûr ce ne serait pas fairplay de vous la dévoiler.

                                                                                                                 A.M.

"Le silence" (Babel), de Jan-Costin Wagner.                                                                                  Ma note :17/20

 

    Un troublant climat                psychologique.

Comme chaque année, depuis la mort de sa femme, le commissaire Kimmo Joentaa choisit de passer la soirée de Noël dans le commissariat désert. Au petit matin, on l'appelle : le médecin légiste vient d'être assassiné dans un bois enneigé. Le lendemain, un célèbre fabricant de faux cadavres pour le cinéma est poignardé à son tour. Un seul lien rapproche les deux hommes, ils ont participé ensemble à un talk-show qui montrait les corps - en plastique - affreusement mutilés de victimes d'accidents mortels. Dès lors, le présentateur de l'émission ne court-il pas un grave danger ?

Encore une fois, c'est l'empathie du commissaire envers ceux que la perte d'un être cher a rendus inconsolables, et qui vivent dans l'obsession de la mort, qui va le mettre sur la voie. Un peu lent au départ, ce livre n’est pas basé sur l’action mais sur la psychologie. Parmi les pays nordiques, la Finlande ne nous est pas forcément le plus connu. Voici une manière de le découvrir, en hiver, durant la semaine du 24 décembre au 1erjanvier.

Ce roman d’enquête baigne dans un troublant climat psychologique, ce qui le rend d’autant plus intense. L’état d’esprit du policier Kimmo Joentaa constitue le principal atout de cette histoire. Marqué par son drame personnel, il fait preuve d’empathie envers tous, collègues ou témoins, proches de victimes. Seule la belle “Larissa” (ce n’est pas son vrai prénom) échappe à sa perspicacité, bien qu’ils deviennent intimes. Ce roman qui nous interroge aussi sur la place des morts dans notre société, sur la surenchère dont les médias sont capables, pour booster l’audience, sans se préoccuper des êtres humains, témoins ou spectateurs. Deux thématiques qui peuvent toucher les lecteurs français de ce roman germano-finlandais.

J’apprécie que ce livre ne fasse que 310 pages (je fais référence aux romanciers qui délayent en pondant 900 pages de bla bla) c’est bien écrit. Lent au départ, ce livre n’est pas basé sur l’action mais sur la psychologie et nous captive très vite.                                                            Alice Midal.

"L'hiver des lions" (Actes sud), de Jan-Costin Wagner.                                                    Ma note : 16/20.