FRANK LEDUC

Ecrivain français, né le 18 août 1968 à Paris (France). 

Frank Leduc est un auteur récent. Ce n'est pas pour rien qu'il publie chez l'éditeur "Nouveaux auteurs".

Avant de se lancer dans l'écriture, Frank fut le collaborateur d'un grand groupe de téléphonie pendant dix-huit ans. Puis, en 2014, il change de cap et d'activité. Direction Bayonne et sa région. Le magnifique sud des Landes. Il exerce alors la profession très tendance de coach en management. 

Parallèlement, il commence à écrire et, en 2017, son premier roman, "Le chaînon manquant", le révèle. Sorti deux ans plus tard, "Cléa" (voir ci-contre) est son deuxième opus et sûrement pas le dernier car, si l'on en juge par une évidente aisance dans la narration, Frank fait preuve d'une grande prolificité. 

              Un roman qui ne sortira pas de votre mémoire.

Quel beau roman ! 

"La mémoire du temps" raconte une histoire originale, un tantinet fantastique, émouvante en diable et d'une crédibilité scientifique qui plonge le lecteur béotien que je suis dans les eaux troubles de la neuropsychologie. Pas si troubles, d'ailleurs, car l'auteur veille à injecter dans son intrigue des infos didactiques qui enrichissent notre savoir basique. On apprend beaucoup, notamment, sur les ballons dirigeables, très en vogue dans les années 30, et le fameux Zeppelin qui est, lui-même, un personnage clé de l'intrigue. Vous l'avez compris, "La mémoire du temps" est un roman complet jusque dans le plaisir qu'il donne à son lecteur, avide de tourner les pages pour connaître rapidement la suite. Frank Leduc réussit cette prouesse grâce à une construction minutieuse, une progression dramatique exponentielle, des allers-et-retours temporels au dosage parfait et, surtout, des personnages extrêmement forts qui vous tirent les larmes aux yeux. Chapeau l'artiste ! Car ce n'est pas facile en ce qui me concerne. Mais, une fois encore, Leduc réussit à faire monter la "mayonnaise émotionnelle" avec maestria. 

Pour autant, "La mémoire du temps" est-il un roman sans défaut ? Non. Mais les défauts ne touchent qu'à la forme et ne sont pas imputables à l'auteur... sauf, peut-être, quelques anachronismes que j'ai relevés dans les dialogues. En ce qui concerne les coquilles (pas très nombreuses mais TROP nombreuses), c'est à se demander si l'éditeur à servi à autre chose qu'à faire imprimer le manuscrit. Je suis sévère... mais c'est rageant de voir un aussi beau roman gâché par des coquilles qui tombent sur le texte comme des mouches dans la soupe. Désolé pour la métaphore mais je suis assez chatouilleux dans ce domaine. 

Cela ne m'empêchera pas de mettre à "La mémoire du temps", la note du coeur car c'est un roman qui devrait estampiller la mémoire du temps littéraire. Il laissera, à coup sûr, une trace dans le vécu de ses lecteurs.

"La mémoire du temps" (Nouveaux auteurs), de Frank Leduc.                                                  Ma note : 19/20.

 Cléa va vous ensorceler.

Malgré ses défauts (qui n'en a pas ?), il est difficile de ne pas se laisser séduire par "Cléa". Je parle tout autant du personnage que du roman éponyme. Car, vous l'avez deviné, l'intrigue du roman tourne autour de ce prénom ô combien mystérieux.

Mon but n'est pas de vous raconter l'argument de ce "gros bébé joufflu" qui dépasse 630 pages. Je vous dirai simplement que le lecteur n'éprouve aucune difficulté à les tourner. De fait, ce livre a les défauts de ses qualités. J'entends par là que l'auteur se livre à des "triples saltos" d'érudition mystique, nous faisant plonger dans les arcanes et la genèse de la religion chrétienne. Historiquement et spirituellement très riche, la narration connaît quelques ralentissements ; c'est normal. 

Mais si l'intrigue (et l'enquête policière qui accompagne ce thriller) n'est guère compliquée, les personnages sont tellement attachants qu'on en oublie volontiers les longueurs. Et puis, là où Frank Leduc a réussi un tour de force, c'est de faire tomber son lecteur sous l'irradiation spirituelle de Cléa, une adolescente de quinze ans dont le charme (au sens métaphysique du terme) hypnotise aussi bien les acteurs que le lecteur. Peut-être l'auteur aussi... allez savoir ! 

Sur la forme, ce roman est loin de réfléter la richesse de son fond. Il comporte beaucoup trop de coquilles et cela nuit à l'impression finale. Il y a des défaillances (impardonnables) au niveau éditorial et l'on se demande si le manuscrit a vraiment été relu avant le BAT ! 

"Cléa" (Nouveaux auteurs), de Frank Leduc.    Ma note : 16/20.