Episto 

Editions Lajouanie

Voici le petit dernier de la famille, sorti le 13 novembre 2020. "Episto" est le surnom, donné par un commissaire de la "Crime", à un tueur en série. Pourquoi Episto ? Parce qu'il écrit à Langsamer pour annoncer ses meurtres. Episto... épistolaire.

Le tueur joue avec Langsamer. Il se croit assez fort pour distribuer les cartes. Comme l'arroseur arrosé, Episto finira par se faire prendre par Langsamer - on s'en doute - mais il faudra au vieux flic 450 pages et une avalanche d'homicides pour en venir à bout. 

Extrait

Les premières pages du prologue nous font explorer le temps. Nous sommes en juin 1944 chez une haute figure de l'aristocratie normande, le Comte de Val André. L'occupant allemand quitte le manoir dont il avait fait son quartier général. Non sans emmener quelques... "souvenirs". Parmi ceux-ci, se trouve une oeuvre d'art qui interpelle d'emblée le lecteur. Ensuite, nous faisons un bond dans le temps pour nous retrouver au début des années 2000. Le fils du Comte, vénérable maître d'une loge maçonnique, se fait assassiner au manoir. 

La première partie nous ramène au temps présent. Celui qui ne s'appelle pas encore Episto écrit à Langsamer pour lui annoncer qu'il va commettre trois meurtres. Lesdits meurtres ont effectivement lieu sans que quiconque ne puisse s'interposer. Les armes des crimes font penser à la franc-maçonnerie. Cependant, il existe de nombreuses autres pistes, notamment à travers les milieux socio-professionnels des trois victimes. Mais quelques innocents (ou pas) vont devoir encore devoir mourir pour que Langsamer puisse - enfin ! - découvrir la vérité. 

Saint-Etienne-la-Tillaye (Calvados), juin 1944.

Le comte Antoine de Val André fut appelé dans le bureau du major. Il s’y rendit d’une démarche lasse. En claudiquant.

Le « bureau » n’était autre que la bibliothèque du manoir, là où des étagères de palissandre soutenaient, depuis des générations, les accumulations livresques des Val André. Elles s’élevaient jusqu’au plafond. Du haut de ses cinq mètres, les trésors de la culture normande – exemplaires uniques aux augustes dorures – contemplaient le lecteur putatif, microbe humain écrasé sous ce temple littéraire. 

Flaubert, Barbey d’Aurevilly, La Varende, Maupassant, Mirbeau et Tocqueville en étaient les icônes. 

De ce lieu cultuel et culturel, aux moulures ancestrales, l’état-major allemand avait fait le centre névralgique d’un de ses postes de commandement. Le major Otto von Schöllnitz se leva quand le comte fut introduit dans la pièce. Il lui tendit une main dont le comte s’empara avec un rictus. Puis l’officier l’invita à s’asseoir et il reprit place derrière le bureau Empire.

- Je crois que le moment est venu de vous faire mes adieux, mon cher Comte.  

Von Schöllnitz était un bel homme au regard bleu-gris. La couleur de l’acier. En qualité d’aristocrate, il s’autorisait à traiter Val André en égal, lui distribuant du « mon cher Comte » à l’envi.

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