DEON MEYER

Auteur Sud-Africain, né à Paarl le 4 juillet 1958.

Deon Meyer a la particularité d'écrire en Afrikaaner, sa langue natale. Il n'a été traduit en Anglais qu'assez tard, lorsqu'il est devenu un écrivain de renommée internationale.

Après avoir passé son enfance à Klerksdorp, dans le nord-ouest de l'Afrique du sud, la région des mines d'or, il devient journaliste au quotidien afrikaaner de la ville de Bloemfontein. Il publie son premier roman en 1994 et celui-ci passe inaperçu. Il lui faut attendre l'an 2000 pour se faire connaître d'un large lectorat avec "Les soldats de l'aube", son premier grand tirage. En France, où il décroche le Grand Prix de la littérature policière, ce roman est accueilli comme un chef d'oeuvre. Dès lors, les succès se multiplieront jusqu'à aujourd'hui où Deon Meyer est considéré comme un maître international du thriller. 

Il vit au Cap avec sa femme et ses quatre enfants et, parmi ses hobbies, pratique assidument la moto, personnage central de son livre "L'âme du chasseur" (voir ci-contre). 

       Intrigue menée à un train d'enfer... ou enfer tout court ! 

5 h 36 : au Cap, une Américaine gravit Lion's Head, paniquée. 

5 h 37 : on appelle Benny Griessel et les inspecteurs sous sa tutelle – une fille a été égorgée.

7 h 02 : Alexa Barnard se réveille, encore saoule, à côté du cadavre de son mari. 

Passé 12 h 57 : ça tourne mal pour Griessel et ses hommes.

Et à 18 h 37, les affaires sont classées.

Treize heures ordinaires pour ces inspecteurs des homicides.

Sur cette couverture, il y a un guépard qui court. Cette image représente bien ce que

l’on va vivre à travers ce livre. Cela est mené à un train d’enfer, on n’a même plus le 

temps de respirer. Il y a plusieurs affaires qui se croisent et seulement à la fin, cela 

se démêlera. C’est époustouflant, je crois aussi me souvenir que dans la réalité une 

des affaires particulièrement horrible par son déroulement a vraiment eu lieu. La

 réalité a égalé la fiction. J’apprécie beaucoup cet écrivain.

"13 heures" (Points), de Deon Meyer.                                                                                         Ma note : 18/20.

     Au coeur de l'action

"L'âme du chasseur" ("Heart of the hunter") est l'équivalent d'un road movie en écriture. 

A travers la fuite du héros sur sa moto, le lecteur se balade à travers le pays dans des conditions propices au plus grand suspense, savamment distillé par l'auteur qui sait le faire monter en puissance, au fil des pages. 

Ce n'est pas un voyage de touristes du troisième âge !

En effet, le fugitif est un jeune noir "musclé", qui après avoir été une sorte de terminator, formé à la dure école des services secrets du bloc soviétique, jouit d'une retraite, qu'il croit paisible, avec sa petite famille. 

Jusqu'à la dernière page, Meyer nous ménage les plus spectaculaires rebondissements où s'entremêlent trahisons et manipulations. Le tout à cent mille à l'heure ! L'action ne manque pas... la contemplation et la réflexion non plus.

Un grand thriller !

"L'âme du chasseur", de Déon Meyer (Seuil).   Ma note : 18/20