DENIS LEREFFAIT

Ecrivain français, né le 21 mai 1965 à Paris (France). 

Denis Lereffait est un ancien agent commercial qui écrit depuis l'âge de 12 ans. Normand, ses racines sont profondément ancrées dans cette province.

On lui doit quinze romans, édités chez Rebelle et Rivière blanche. Ses thématiques vont du policier historique sous le premier empire au thriller et de la dystopie à la science-fiction. 

Denis Lereffait est membre de la SADN (Société des auteurs de Normandie).

Son dernier roman, "Ezéchiel Stan", se décline en deux volumes. Le premier (voir ci-contre) fait l'objet d'une suite qui sera prochainement chroniquée. 

 

 

   Comme un road-movie !

Commençons par les mots qui fâchent. "La traque", premier volume de la série "Ezéchiel Stan" semble avoir été écrit "à la vas-vite" sans respect de la syntaxe, de l'orthographe, en oubliant les accords de participe passé et la concordance des temps. Peut-être que, pour certains lecteurs, ça n'a guère d'importance... mais je suis très attaché à la forme et ce genre de coquilles égratigne ma sensibilité littéraire. 

Cela étant dit, le plus bel emballage ne fera jamais un bon roman si le fond qui sous-tend l'intrigue n'est pas solide. Or, force est de reconnaître, que Denis Lereffait a bâti une sorte de "road movie" où s'entremêlent les arcanes de la politique, de la raison d'état (qui échappe au contrôle de la raison tout court), les toutes dernières technologies et une anticipation sur ce que le transhumanisme pourra apporter (ou retirer) à la société de demain. Son style, froid, basé sur l'action permanente, s'accorde assez bien avec l'atmosphère de son histoire. Les personnages agissent sans état d'âme et même si l'on se doute que le héros est imbibé d'une idéologie humaniste, il ne le montre guère. 

Tout cela est bien ficelé, cohérent, et ne prête guère le flan à l'ennui. C'est pourquoi, sans vouloir revenir sur mes propos initiaux, je déplore le manque de rigueur dans la rédaction de ce livre. Je doute qu'il ait été relu (du moins par des correcteurs professionnels) et s'il l'a été, c'est encore pire. L'éditeur est beaucoup plus à blâmer que l'auteur qui a bâti une intrigue originale et haletante. 

"Ezéchiel Stan", "La Traque" (Rebelle), de Denis Lereffait.

                          Ma note : 15/20.