PAULA HAWKINS

Auteure britannique né le 22 août 1972 à Harare (Zimbabwe). 

Paula Hawkins a passé toute sa jeunesse au Zimbabwe (ancienne colonie anglaise : la Rhodésie) qu'elle quittera à l'âge de 17 ans. Arrivée à Londres avec ses parents, elle se lancera dans un cursus universitaire en philosophie, économie et politique à Oxford. 

Sa vie active commence dans le journalisme. Elle devient chroniqueuse financière au Times, ce qui l'amène à écrire son premier roman : "The money goddess", en 2007. Ensuite, elle se lance dans la romance, sous le pseudonyme de Amy Silver. 

C'est en 2015 que sort le roman qui va la faire connaître du monde entier : "La fille du train". Vendu à 20 millions d'exemplaires, traduit en 40 langues et, bien entendu, adapté au cinéma, avec Emily Blunt dans le rôle titre, Paula Hawkins avoue être submergée par un succès inattendu. 

Le roman qui suit un tel best-seller a toujours une tâche difficile. Il s'agit de "Au fond de l'eau" sur lequel vous trouverez mon opinion, ci-contre.  

Au fond de l'eau... on a tendance à y rester !

"Au fond de l'eau" est le deuxième roman de Paula Hawkins, après le best-seller "La fille du train". Ce livre me laisse perplexe. Je ne sais qu'en penser. J'ai été tenté de m'arrêter à mi-parcours... mais je ne l'ai pas fait. Et je ne le regrette pas. Mon désarroi vient du fait que rien ne bouge, dans ce roman, avant la page 270 sur 400. Cela fait une longue attente pour un amateur d'intrigues policières. 

Malgré tout, les personnages ont une consistance inouïe. Une incroyable force se dégage d'eux. Le lecteur vit avec leurs démons, les ombres du passé, les rancoeurs et rancunes entre familles qui se mêlent à des légendes morbides. L'action se situe dans une petite ville du nord de l'Angleterre, non loin de l'Ecosse. On s'attache à ces personnages, on vit en empathie avec eux, leurs douleurs, leur mal-être, leurs deuils. 

Ces deuils qui les poursuivent comme des fantômes. 

Seulement, voilà... l'intrigue ne bouge pas et l'on passe d'un personnage à l'autre (chaque chapitre porte le nom de son protagoniste qui, souvent, s'exprime à la première personne) sans avoir l'impression d'avancer. Quand tout se met à accélérer, brusquement, on a hâte de connaître la fin et l'on est avide de tourner les pages. Enfin. Malheureusement, la fin est prévisible. Le faux coupable ne tient pas la route et le vrai n'est pas difficile à trouver. 

Dommage car le texte est très beau et les personnages d'une rare puissance. 

Ma note : 15/20