OLIVER PÖTZCH

Ecrivain allemand né le 20 décembre 1970 à Munich.

Oilver Pötzch est un jeune romancier qui a su tirer la quintessence des nouvelles technologies. En effet, il figure parmi les premiers auteurs de best-sellers en version numérique. Le premier d'entre-eux est "La fille du bourreau", dont il est question dans la chronique ci-contre, mais il faut savoir que ce roman a donné lieu à une série qui semble connaître un succès égal. 

Plongée dans les eaux noires de l'âme.

Olivier Potzsch est lui-même descendant de la famille des bourreaux d’Allemagne et s’en est inspiré Il nous décrit la vie au moyen âge, le conflit entre le père médecin faisant ces diagnostics en respirant l’urine du malade ou en saignant les gens et son fils qui a lu Ambroise Paré le grand chirurgien et qui commence à soigner qui annonce les temps futurs... et il y a un plan du village au début du livre et confirme ce que je savais le bourreau vivait à l’égard du village

En 1659, dans la petite ville bavaroise de Schongau, un jeune garçon est repêché, mourant, dans le Lech. Sur son épaule est maladroitement tatoué un signe de sorcellerie. On accuse aussitôt la sage-femme Martha Stechlin, que son métier amène à connaître les simples et les mystères de la vie ce qui suffit aux yeux de beaucoup à en faire une adepte de Satan. Le bourgmestre et ses conseillers voudraient que l’on brûle immédiatement la sorcière pour rétablir le calme dans la ville et ordonnent donc au bourreau Jakob Kuisl de soumettre Martha Stechlin à la question. Mais celui-ci, convaincu de son innocence, va tout tenter pour la sauver, aidé par Simon, un jeune médecin, et par sa fille Magdalena. Dautant que les événements tragiques se succèdent : deux autres garçons sont assassinés et une fillette enlevée. Lhystérie envahit peu à peu les habitants de Schongau tandis que le diable, sous lapparence dun boiteux doté dune main de squelette, rôde dans la ville…
Ce superbe roman plonge dans les noirceurs et les infinies ressources de l
’âme humaine, et fait vivre avec une grande véracité des hommes du XVII° siècle terrorisés par les croyances irrationnelles. Oliver Pötzsch campe en Jakob Kuisl une magnifique figure de bourreau, brutal et humaniste, savant et rustre.

Alice Midal.

"La fille du bourreau" (Actes sud) de Oliver Pötzch. Ma note : 18/20.