MICHAEL CONNELLY

Ecrivain américain né le 27 juillet 1956 à Philadelphie.

A l'âge de 12 ans, le jeune Conelly déménage en Floride, avec ses parents. Il y vit encore aujourd'hui, à Tampa, après avoir passé quelques temps à Los Angeles, en qualité de reporter judiciaire, spécialisé dans les affaires criminelles. 

C'est après avoir lu Raymond Chandler ("Big Ray", comme l'appelait James Ellroy) qu'il se décide à écrire. Son expérience de chroniqueur judiciaire va évidemment l'inspirer, notamment dans la création de son héros récurrent, Hyeronimus (Harry) Bosch, détective au Los Angeles Police Department (LAPD). 

Son premier roman, "Les  égouts de Los Angeles", le fait connaître... mais c'est en 1996 avec son best-seller "Le poète" qu'il atteint la notoriété mondiale. Couronné par les plus grands prix de littérature policière (Edgar Poe, Nero Wolfe, etc.), il travaille aussi pour la télévision et le cinéma. On le voit même interpréter son propre rôle dans une série. 

                               Un thriller plein de nostalgie.

Lorsque, dix ans après les faits, le mariachi Orlando Merced succombe à ses blessures, l’inspecteur Harry Bosch hérite d’un vrai cas d’école à enseigner à la jeune inspectrice Lucia Soto. Hormis une balle retrouvée à l’autopsie, les pistes sont inexistantes. Plus ennuyeux, et dangereux pour Bosch, Lucia semble beaucoup s’intéresser à un autre dossier, et mettre son nez là où il ne faut pas. Très ébranlé par la nature de cette deuxième affaire, Bosch décide de passer outre le règlement et de mener les deux enquêtes de front, malgré les risques encourus dans une ville où la passion politique l’emporte sur tout.

Dans ce livre, Bosh (policier et héros récurrent) change. Il m'a semblé moins bourru et plus prévenant. Il est presque devenu un gentil. Vrai, il vieillit. Vivre avec une adolescente (sa fille), lui parler, la regarder grandir et évoluer… Mariachi Plaza nous donne l'impression que c'est la dernière fois que Bosh passe les portes du LAPD. Même si tout n'est pas réglé. Il revoit d'anciennes connaissances, se souvient de ses vieux partenaires ou relations. J'y ai senti de la nostalgie. De ces livres 2 films ont été faits :2002 : Créance de sang (Blood Work) de et avec Clint Eastwood et 2011 : La Défense Lincoln (The Lincoln Lawyer) de Brad Furman avec Matthew McConaughey et des séries policières.

Je suis une lectrice inconditionnelle de cet écrivain (depuis son premier roman) que je lis toujours avec un plaisir constant.

                                                                                                                                             Alice Midal.

"Mariachi plaza" (Livre de poche), de Michaël Connelly.                                                                          Ma note : 16/20.

Une musique... pas vraiment douce.

Tout le monde connaît Michaël Connelly (voir ci-contre pour les très rares lecteurs qui ne le connaitraient pas encore). Sauf que, chez cet ancien correspondant des affaires criminelles au L.A. Times, on sent l'expertise technique. Plus encore qu'un flic recyclé en auteur de polars, le journaliste devenu écrivain a su pénétrer la vie des enquêteurs californiens de l'intérieur, ainsi que la rivalité entre les différents services qui se livrent une guerre interne... alors qu'ils devraient être unis dans la lutte contre la pègre. C'est du moins ainsi qu'on les imagine dans un monde idéal. 

Mais ici, on est loin, très loin, d'un monde idéal. Et c'est alors que l'intrigue de Connelly devient passionnante. Je ne suis pas là pour raconter un livre mais pour vous dire ce que j'en pense. Cependant, il faut tout de même expliquer le titre "Trunk music" (je ne sais pas comment il a été traduit en Français). La "Trunk music" est une catégorie de crimes portant la signature de la mafia. Cela vient de "trunk" (le coffre d'une voiture, en Américain) parce qu'on y retrouve le cadavre de la personne assassinée. C'est exactement comme cela que commence le roman : la découverte du corps d'un producteur de films à Hollywood, dans le coffre de sa Rolls-Royce. Et je ne vous en dira pas plus... car ça vaut vraiment la peine de découvrir la suite !

 TRUNK MUSIC, de Michaël Connelly.   Ma note : 17/20.