KEN FOLLETT

Auteur britannique (Pays de Galles) né le 5 juin 1949 à Cardiff

Créateur d'une oeuvre aussi volumineuse que passionnante, le Gallois Ken Follett a poursuivi ses études au University College de Londres où il a obtenu une licence de philosophie. 

Il publie "Paper money" (voir ci-contre) en 1977 mais son premier grand succès littéraire sera "L'arme à l'oeil", pour lequel il décroche le Prix Edgar Poe. 

Depuis, Follett a écrit une quantité phénoménale de best-sellers, la plupart ayant pour thème l'espionnage ou le roman historique. Avec une prédilection pour les thrillers "ésotérico-gothiques" du moyen-âge ou, plus proche de nous, les deux conflits mondiaux du vingtième siècle.

Ken Follett se distingue par une écriture addictive, assez exceptionnelle de simplicité et de fluidité. Un des rares auteurs qui soit capable de vous faire "avaler" un livre de six cents pages cul sec ! 

                                 Un réseau à très forte... résonnance !

"Le réseau Corneille" ("Jackdaws") raconte l'histoire d'un réseau de résistants en France, durant la seconde guerre mondiale. On pourrait croire que le sujet est éculé, tellement il a servi, mais Follett, comme les grands chefs, est capable d'exsuder des saveurs nouvelles, en partant de vieilles recettes. 

La narration est nerveuse, comme toujours, les personnages poignants et l'intrigue palpitante. Que dire d'autre, sinon accorder à ce roman la note qu'il mérite, plus significative que toute palabre. 

"Le reseau Corneille" de Ken Follett (Robert Laffont).                         Ma note : 18/20.

Une bonne entrée dans le monde de Ken Follett

Paper money est une oeuvre de jeunesse de ce formidable auteur qu'est Ken Follett. Comme il l'avoue lui-même dans sa préface, son livre n'a pas été un succès lors de sa sortie. En parfaite humilité, il en donne l'explication technique. 

Pour autant, ce "petit" roman (on a plutôt l'habitude de gros "pavés" avec lui) n'est pas dénué d'intérêt. Notamment en ce qui concerne sa description du milieu de la presse londonienne (Fleet street) où l'on sent que Follett a fait ses armes, avant de se lancer dans l'écriture romanesque. 

L'intrigue se déroule en une seule journée au même endroit (Londres et sa banlieue). Nous sommes donc en présence de deux des trois unités de la tragédie classique : le temps et le lieu. Quant à l'action, elle varie selon les personnages qui, ainsi qu'il le dit lui-même, sont très nombreux. Malgré cela, on s'y retrouve très bien : une preuve supplémentaire du talent de l'auteur.

En résumé : un très bon produit d'appel, comme on dit dans le jargon du marketing. 

Paper money de Ken Follett, paru chez Signet. 253 pages. Ma note : 15/20