GUILLERMO ARIAGA

Ecrivain mexicain, né le 13 mars 1958 à Mexico.

Universitaire non conformiste, issu des quartiers très difficiles de la ville de Mexico, Guillermo Ariaga est passé au roman en 1991 avec un premier livre "L'Escadron guillotine" (adapté au cinéma) puis "Un doux parfum de mort" en 1994 (également adapté en 1999 au cinéma) qui fut un vrai succès en Amérique latine. Également scénariste, acteur, producteur et réalisateur, il est célèbre pour ses collaborations avec Alejandro Gonzáles Iñárritu et la scénarisation du film "Trois enterrements" de Tommy Lee Jones.

                                                                                                           Alice Midal.

 

 

 

 

Un air de Pagnol, à la sauce mexicaine : drôle, caustique et... noir !

Ramon Castaños est un garçon que tout le monde aime bien au village, mais il a un grave problème pour la société mexicaine : il est un homme timide. Le jour où le cadavre de la jeune fille, qui lui est prétendument promise, est retrouvé dans les parages, tout le monde s'entend pour accuser le Gitan, ce coureur de jupons que tous les hommes détestent et dont il serait grand temps de se débarrasser. Mais Gabriela, la jeune épouse de l'honorable Pedro Salgado, sait que ce n'est pas le Gitan le coupable puisqu'au moment du meurtre elle était dans ses bras. Les policiers corrompus jusqu'à la moelle, sensés mener l'enquête, ne se posent qu'une question : combien pourra leur rapporter le corps ? Mais le Mexique est un pays d'honneur et de traditions, et c'est d'un commun accord que les villageois décident que Ramon doit laver son nom de cet affront et tuant lui-même le Gitan, d'autant que le vrai meurtrier, bien décidé, lui, à ne pas se faire piquer, s'amuse à souffler sur les braises. Et voici notre pauvre Ramon un pic à glace en main attendant au détour d'un chemin l'arrivée du Gitan.
Un grand livre mêlant à la fois roman policier, vaudeville sanglant, conte d'amour et gourmandise d'humour noir.

Une ambiance  remarquablement décrite, pas de temps mort, la police avec ses magouilles pour toucher des pots de vin, l’embaumement artisanal de la jeune fille assassinée... inhabituel mais drôle ! La description de la mentalité des habitants du pueblo : on dirait un petit village à la manière de la femme du boulanger de Marcel Pagnol.Tout ce qui devais être dit est écrit. Pas un mot de trop, pas un mot de moins. Une fois commencé vous ne reposerez ce livre qu’une fois terminé  il ne fait que 165 pages et non de ces gros pavés où l’on se demande si les auteurs sont payés à la ligne....

"Un doux parfum de mort", de Guillermo Ariaga.   Ma note : 17/20.

                    Alice Midal.