GEORGE PELECANOS

Auteur américain né le 18 février 1957 à Washington (Etats-unis).

D'origine grecque, comme son son l'indique, fils d'un tenancier de snack-bar, George Pelecanos a grandi dans un quartier ouvrier de Washington. 

Sa vie aurait pu mal tourner, dès le départ, à l'image de ceux qui vont devenir les personnages de ses futurs romans. A l'âge de 17 ans, il blesse gravement un de ses amis avec une arme à feu, à la suite d'une altercation qui aurait pu tourner en homicide. 

Ilse dirige ensuite vers des études cinématographiques, à l'université du Maryland, et, en 1981, créé Circle films, une société de distribution qui met en lumière des oeuvres de réalisateurs tels que John Woe et les frères Coen, entre autres. 

Son premier roman, Liquidations, paraît en 1992 avec un personnage principal, narrateur à la première personne, le "privé" Nick Stefanos. A l'image de James Ellroy qui semble l'avoir beaucoup inspiré, Pelecanos créé deux autres séries qui s'articulent autour de ses héros : "DC quartet" ainsi que "Derek Strange et Terry Quinn".

Comme Ellroy, Pelecanos est un écrivain "noir" de la rue. Sauf que, si Ellroy bâtit ses intrigues à Los Angeles, Pelecanos reste dans sa ville natale de Washington.

Du très noir dans les bas quartiers de Washington.

Il est tard, et bien que la nuit soit tombée, la chaleur écrase encore Washington. Nicolas Stefanos, détective privé, est étendu dans un parc, au bord de la rivière Anacostia. Il ne dort pas, non, il maudit ce premier verre d'alcool qui en a entraîné tant d'autres. Ivre mort, il est cloué au sol. Soudain une voiture s'arrête ; des voix, un gémissement qui se transforme en hurlement, trop vite interrompu par un "pop" facilement identifiable. Les portières claquent, la voiture repart. Nicolas sombre dans l'inconscience. Au petit matin, il a la gueule de bois et le cadavre d'un adolescent sur les bras.

C’est l’histoire d’un détective qui est très alcoolique, accro, dans les années 90, et fan de musiques. Il est issu de l'immigration grecque, il est aussi passionné par les voitures, il évolue à Washington D.C. Stefanos travaille dans un bar mais auparavant il était detective privé. L'action se déroule dans le milieu noir des quartiers pauvres et sans avenir, des gosses vivant là. Hélas. L’enquête policière s'entrecroise avec la vie intime du personnage principal (ses états d'âme, son mal-être, ses problèmes de couple, ses virées nocturnes et ses « comas » éthyliques). Le final est une symphonie pour armes automatiques de tout calibre. Le héros enquête bénévolement sur la mort d'un jeune noir et remet anonymement à sa mère l'intégralité de l'argent volé aux méchants trafiquants.

Pelecanos donne une place importante à la musique et indique le nom de nombreux groupes de tous styles (rock, blues, jazz). Pour conclure, ce roman policier est bien construit, très noir, sec et nerveux.

                         Alice Midal.

"Anacostia river blues" (Pocket), de George Pelecanos.

                            Ma note : 16/20.