EVA DOLAN

Ecrivaine britannique, née dans le compté d'Essex (Angleterre). 

Eva Dolan a commencé à écrire très jeune.

Elle raconte, dans son autobiographie, qu'elle a toujours aimé l'écriture. Toute petite fille, elle noircissait déjà du papier. Elle explique que cette immersion dans le monde du crime, à travers une accumulations de conseils et d'expériences qu'elle glanait autour d'elle, l'ont peu à peu délestée de ses obsessions d'adolescente que nourrissait son imaginaire à travers les récits d'horreur et de science fiction.

Eva Dolan a écrit pendant dis ans, "pour se faire plaisir", avant de tenter sa chance auprès d'un agent littéraire. L'agent a accepté son manuscrit... mais pas l'éditeur. La seconde tentative fut la bonne avec "Les chemins de la haine" (voir ci-contre) qui lui vaudra une reconnaissance immédiate du grand public.

En France, son best-seller a obtenu le grand prix du roman noir, attribué par les lectrice du magazine "Elle". 

Du social, très noir.... Avec un bon whisky !

Pas de corps reconnaissable, pas d’empreintes, pas de témoin. L’homme brûlé vif dans l’abri de jardin des Barlow est difficilement identifiable. Pourtant la police parvient assez vite à une conclusion : il s’agit d’un travailleur immigré estonien, Jaan Stepulov. Ils sont nombreux, à Peterborough, ceux qui arrivent des pays de l’Est, et de plus loin encore, à la recherche d’une vie meilleure. Et nombreux sont ceux qui voudraient s’en débarrasser. Les deux policiers qui enquêtent sur le meurtre, Zigic et sa partenaire Ferreira, ne l’ignorent pas. N’éliminant aucune piste, le duo pénètre dans un monde parallèle. 

La périphérie de cette ville est sinistrée par la crise économique, là où les vies humaines ont moins de valeur que les matériaux utilisés sur les chantiers de construction. Là où tous les chemins peuvent mener au crime de haine Ce livre est presqu’un reportage sur un sujet glauque, noir. Une nouvelle forme d’esclavage. Bien sûr on sait que des femmes venant d’Europe de l’est, auxquelles on a fait miroiter un emploi, se retrouvent sur les boulevards périphériques de Paris à faire le trottoir. Si ces "sans papiers" se blessent au travail, ils sont enterres vivants dans du béton. Pas de traces ! 

Ce sujet renouvelle le roman noir. C’est le premier roman d'Eva Dolan. Le deuxième vient de paraitre. Bravo !

A lire avec un verre de Whisky à ses cotés.

                     Alice Midal.

"Les chemins de la haine" (Pocket), de Eva Dolan.

Ma note : 17/20.