ERIC CALATRABA

Romancier français, auteur de polars.

Enseignant spécialisé dans le handicap, Eric Calatraba utilise depuis longtemps les récits et la musique pour favoriser les apprentissages. A force de transmettre les histoires et de parfois les mettre en musique, il a eu l'idée d'écrire les siennes, denses, colorées, peuplées de personnages qui pourraient paraître manichéens au premier abord mais qui, à la lecture, se révèlent plus complexes et parfois très sombres.

Les thèmes qu'il aborde sont ancrés dans un réel souvent glauque, les mondes et les cultures se superposent, les paysages défilent, toujours changeants. Eric Calatraba manie avec délectation le mélange des genres et si ses récits sont bien des polars, ils refusent toujours d'être enfermés dans des schémas classiques.

Eric Calatraba se définit comme un savoyard andalou, entretenant un rapport quasi schizophrénique avec les paysages contrastés. 

Nice - Le capitaine Raphaël Larcher et son acolyte Ugo Lucchi sont embarqués dans une enquête des plus tordues. En effet, un cadavre est repêché dans un sac contenant plusieurs animaux. Pendant ce temps, aux quatre coins du globe, des assassinats hors du commun ont lieu. Dans le village indien de Old Crow, des hommes disparaissent, en Asie et en Afrique, des syndicalistes de sociétés minières trépassent...... Quel est le lien entre tous ces crimes?

Eric Calatraba a mis la barre très haut avec "Munera", détrônant l'excellent "Haïku". On y retrouve Larcher, passionné de moto, de musique classique et d'arts martiaux. Dans cette affaire, il devra se donner corps (c'est le moins que l'on puisse dire) et âme pour dénouer l'écheveau.

Avec une écriture cinématographique, l'auteur vous remémorera certains films dont je tairai le nom pour ne pas déflorer l'histoire. Une certitude, vous ne risquez pas de vous endormir pendant la lecture tant ce roman noir est percutant et prenant. Le romancier met en exergue les instincts les plus primitifs de certains protagonistes pour qui une vie n'a aucune valeur si ce n'est une valeur marchande. Sans oublier des hommes de pouvoir aux loisirs légèrement immoraux ce qui est un euphémisme ! Inutile de palabrer, si vous souhaitez passer un excellent moment, jetez-vous sur ce récit.

                                                                                                                                         Nathalie Friquet.

"Munera", d'Eric Calatraba Caiman (19 novembre 2019)                                                                                Ma note : 19/20

         Du bon polar !

Côte d'Azur - Un homme est retrouvé tailladé au sabre et brûlé vif. La signature du tueur: un haïku (poème japonais). Raphaël Larcher, jeune flic passionné d'arts martiaux, va devoir utiliser ses compétences pour tenir tête à l'assassin.

En voilà un polar dépaysant ! Eric Calatraba nous fait presque faire le tour du monde en nous baladant de la France au Japon, en passant par la Russie et la Suisse. Le roman débute à 100 à l'heure et ne s'essouffle pas en cours de route. Un bras de fer s'instaure entre le flic et le tueur qui pourraient être jumeaux si ce n'est la barrière du bien et du mal qui les sépare. Le récit allie leurs passions communes aussi disparates que possible : la poésie japonaise, les grosses cylindrées, les arts martiaux et l'opéra. Avouez que c'est pour le moins surprenant. Et le mélange fonctionne à merveille! Ajoutez à l'action, de l'émotion, de la philosophie japonaise et vous obtenez un polar étonnant et détonnant que je ne peux que vous recommander.

"Haïku" Editions du Caïman (1 mars 2018), d'Eric Calatraba.

               Nathalie Friquet.

                         Ma note : 18/20.